Ploiesti, 2014

Le vent souffle avec des mystères,
soulagé et sardonique…
Ce soir, la lune semble artistique,
et mon égo hurle pour une bière :
« Tais-toi ! Diable ! Casse-toi d’ici !
Tu ne vois pas que je mange une pomme, que je lis une livre ? »
Mais la chanson de l’extérieur,
soudain me blesse d’une extase débile…
c’est un oiseau avec un corps de sibylle !
Une prophétesse des nuits d’été
qui brise mon cerveau comme une bête sucrée.
Maintenant tout flotte dans la poussière orange,
le corps de la sirène semble de résine vivante,
le piège à rêve exécute un signe de croix,
les anges sculptés dans l’horloge
me disent au revoir sans éloges,
ils murmurent qu’ils veulent inonder mon rêve désordonné,
d’interrogations tachetées…
Du coffre plein de magazines sortent
des modèles angéliques avec des visages tristes,
elles ont des habits en vogue, colorés
et elles me disent qu’elles veulent marcher déshabillées
à travers la clairière derrière ma maison…
Car dans leur monde toutes les portes ont des barreaux
et si elles veulent sentir le goût des étoiles
elles doivent compromettre leurs effets labiaux
SSSSSSSSSSHHHsHHHshh!!!
Une bougie a été allumée !
Odeur et parfum
des fleurs de cerisier,
la sagesse de la rosa canina,
les contes de fée avec lesquels j’ai grandi 
que j’ai soigneusement tissés
dans mes pensées…
Mais lorsque je déguste
la pomme à la saveur ensorcelée,
je me réveille dans une colère étrange :
je suis là où je suis censée être
et la pomme… est toute orange !